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COMMISSION DU CINÉMA | 55 projets de films soutenus lors de la 3e session 2025

19 longs métrages, 21 documentaires, 12 courts métrages et 3 films Lab sont soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel. Les propositions de soutien avancées lors de la 3ème session 2025 par la Commission du Cinéma ont été approuvées par la Ministre de la Culture Elisabeth Degryse.

4,02 millions d’euros sont attribués à 55 projets de films qui reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production. 272 projets de films ont été déposés lors de cette session, soit un taux de sélection de 20,2 %.

19 longs métrages

4 longs métrages d’initiative belge francophone sont soutenus à la production.

Parmi eux, A man of the world, second long métrage d'Anne Paulicevich, une fresque historique inspirée de l’histoire vraie de Ranuccio Bandinelli, professeur d’archéologie et d’histoire qui aurait pu devenir l’un des plus grands héros de tous les temps lorsqu’il fut choisi pour officier en tant que guide lors de la visite d’Hitler et de Mussolini à Rome et Florence en 1938.

Premier long métrage de Sandrine DryversDernier printemps est un thriller mettant un scène Alice, 17 ans, qui va remettre en cause les conclusions de la police concernant la mort de sa mère.

Avec On empêchera la fin du mondeRémi Allier explore, pour son premier long métrage, la thématique du complotisme à travers la trajectoire de Nina, placée chez sa tante après que sa mère, militante au sein d’un groupe complotiste radical, ait été arrêtée suite à un acte de sabotage.

Enfin, Benjamin Dessy & Lionel Delhaye reçoivent un soutien pour leur premier long métrage : Un vrai flic ; comédie d’action dans laquelle un policier ardennais en manque d’assurance va se retrouver à la merci d’une voix-off de bande-annonce de films d’action des années 90, bien décidée à faire de lui un vrai flic.

5 productions d'initiative flamande ou étrangère reçoivent une aide à la production.

Torpor de Meltse Van Coillie est soutenu dans le cadre de l’aide à la production CCA-VAF. Dans ce premier long métrage atypique, Olivia, guetteuse d’ours polaires, se retrouve fascinée par l’objet d’études du groupe de scientifiques qu’elle accompagne en Arctique : un village entier qui passe l’hiver en hibernation.

À l’international, la sélection est marquée par une diversité des genres. Evaporés (Japon), film noir de Koya Kamura, nous conduit au cœur de Fukushima dans les pas de Nagase, ancien policier qui a choisi de tout abandonner et de disparaitre. Lorsqu’il découvre une main coupée sur le chantier de décontamination qu’il dirige, il est plongé malgré lui au cœur d'une enquête qui va mettre en péril sa nouvelle identité.

Avec Ma révérence (France), Maxime Roy nous emmène du côté de la comédie avec Vincent, trentenaire en colère contre la société qui s’improvise braqueur de fourgon, tandis que Clément Cogitore signe avec Rivo Alto (France), son troisième long métrage, un drame historique prenant place au VII° siècle et retraçant la naissance de la République de Venise.

Est également soutenu Je m’appelle Lily (Chypre) de Yianna Americanou, qui suit Lily alors qu’elle tente de protéger l’enfant intersexe de sa sœur contre une intervention chirurgicale qu’elle a elle-même subit plus jeune et dont elle porte les séquelles.

3 œuvres sont soutenues au développement.

De retour à la réalisation, Bouli Lanners développe Les Ephémères, l’histoire intime et touchante de Simon, homme solitaire dont la rencontre avec un jeune garçon et les retrouvailles avec son amie d’enfance vont le conduire à s’interroger sur ce qu’il lui reste à transmettre.

Véronique Jadin obtient également un soutien pour sa comédie Toutes les filles s’appellent Jean-Pierre dans laquelle une jeune architecte, après avoir signé ses mails d’un prénom masculin pour être prise au sérieux, se retrouve obligée d’engager un homme pour prendre sa place lors de différents rendez-vous.

Enfin Vol-Au-Vent, film d’animation familial de Margot Reumont, nous raconte les aventures d’un groupe d’oiseaux vivant à Brussailes dans un moment où un grand nombre de vols d’œufs est à déplorer. Au travers de leurs péripéties, ce sont des thématiques fortes telles que la différence ou la montée des extrêmes qui sont abordées, le tout de façon ludique et accessible.

Côté écriture, 7 projets bénéficient d'un soutien.

Parmi ceux-ci, Robots, le nouveau projet du duo de cinéastes Dominique Abel et Fiona GordonChesterville, comédie décalée de Noëlle Bastin et Baptiste Bogaert qui poursuivent leur travail sur la recherche formelle et le déplacement des curseurs narratifs entamé avec Vitrival, et Unless I leave de Jean-François Ravagnan qui nous conduit aux côtés de Zahra, jeune iranienne qui tente de s’émanciper de sa société liberticide. 

Micha Wald reçoit également un soutien pour son projet Yoonah, le Mémorial, Gaza et moi, de même que Claudio Pazienza pour le poétique et singulier Mon père et moiAmina Hadji pour Attrape-Soleil et Blandine Jet et Gabriel Vanderpas pour Solal.


21 documentaires

6 documentaires de création d'initiative belge francophone reçoivent une aide à la production.

Une sélection qui se distingue par la diversité des thèmes abordés : Sur le bord de la route de Clément Abbey va à la rencontre de personnes qui trouvent leur chez-eux dans l’espace en suspension d’une aire d’autoroute, tandis que Parce que l’oiseau de Sophie Bruneau aborde de façon poétique et sensible la longue histoire de la relation privilégiée entre les humains et les animaux dans un contexte de disparition des espèces.

Dans un récit à la première personne, No MaterLoredana Bianconi revient sur son choix d’avoir toute sa vie dit non à la maternité quand L’étang, de Karine Birgé, se penche sur les rapports de dominations, de violences familiales et hétéro-patriarcales en racontant l’histoire d’une femme ayant travaillé toute sa vie comme servante au service de riches propriétaires de la noblesse française, et du combat que mène aujourd’hui son fils afin qu’elle puisse accéder à un petit étang.

Avec Une autre Renaissance, Jérôme Laffont et Joachim Thôme tentent de déconstruire la notion de génie pour mieux interroger le statut d’artiste et les rapports qui existent depuis toujours entre l’art et le pouvoir en s’intéressant aux trois grands peintres de la Renaissance belge et hollandaise : Rogier Van der Weyden, Robert Campin et Jan Van Eyck.

Enfin, Uyanga, de Maxime De Donato et Sylvain Dufayard obtient une aide après prises de vue. Le documentaire aborde la question de la transformation culturelle à travers le portrait d’une famille au cœur des bouleversements contemporains de la Mongolie.

5 projets sont soutenus au développement.

Avec La revenanteJialai Wang questionne la persistance des croyances de ses parents lorsqu’elle rentre à Shangai après de longues années passées à l’étranger au cours desquelles elle a renoncé à la pratique religieuse. Et pourtant les visages de Miléna Trivier, explore quant à lui notre rapport aux images à travers la quête de la réalisatrice débutée suite au développement d’une prosopagnosie, maladie qui fait perdre la capacité de reconnaître les visages. 

Dans La haineIngo Baltes propose une exploration de la rivière du même nom, de la région qu'elle traverse et de ses habitants, en se jouant du double sens du mot pour ainsi délivrer un portrait à la fois géographique et humain, tandis que Lisa Richaud-Berthoumieu et Kai Bai explorent, avec le projet Plateforme, les effets du techno-capitalisme à travers le parcours des travailleurs qui en incarnent l’économie. 

Enfin, avec Enquête sur la destruction d’un placard – sur les traces d’Eliane MorissensAnne Lévy-Morelle aborde la question de l’homosexualité féminine à travers le parcours d'Eliane Morissens, enseignante révoquée après son coming out télévisé en 1980.

6 documentaires d'initiative belge francophone sont également aidés à l’écriture ainsi que trois documentaires d’initiative étrangère soutenus à la production et un projet aidé dans le cadre de l'aide à la production CCA-VAF.


12 courts métrages

9 courts métrages d’initiative belge francophone sont aidés à la production. 

Parmi eux, trois projets d’animation : Blondi de Sacha Feiner qui met en scène le chien d’Hitler en guise de personnage principal, Les Mots de l’Homme Cachalot de Valène De Valck ou quand un boulimique de lecture va devoir retrouver sa propre voix lorsqu’il perd sa capacité à s’échapper grâce à la littérature, et Rocket Doudou de Loris Hanck, projet s’adressant au jeune public dans lequel Deirdre va s’appuyer sur son imagination débordante pour affronter l’hospitalisation de son petit frère.

Du côté des prises de vues réelles, Des enfants de Melissa Şeker interroge la reproduction de la violence sociale à hauteur d’enfants ; violence dont il est également question dans Une violente nature d’Arthur Lecouturier, tandis que Tu crois qu’il va m’écrire de Julie Sthorez et Florence Peeraer raconte le décryptage approfondi d’un sms, pourtant très succinct, par deux amies. Citons également un projet de science-fiction avec Les joueurs de flûte de Louis Zébo et My hands are made stronger de Zakaria Nouri qui aborde la question du racisme systémique du Maroc vis-à-vis des subsahariens installés sur son territoire.

Ce n’est qu’un jeu d’Alyssa Tzavaras obtient une aide après prises de vue.

3 courts métrages d’animation, d’initiative étrangère, sont également aidés : L’étoile de Jiyun Jeong, Le bain des sirènes de Lola Degove et Where the Moths Sleep de Patricia Sofia Oliveira Ribeiro Guimarães.
 

3 films Lab

3 films Lab d’initiative belge francophone sont aidés à la production : Agfaville de Messaline Raverdy, Comme un château fort de Lou Colpé et Les fissures de Gogo Vanev.